PRIVATISATION DE LA CUISINE CENTRALE DE BEAUGENCY A LA RENTRÉE 2024.
Une décision grave remet en cause l’intérêt des personnels communaux mais aussi celui des enfants et de la population. Dès la rentrée prochaine, la municipalité a prévu de recourir au secteur privé pour la prise en main de la cuisine centrale.
Cette cuisine assure chaque jour en période scolaire 500 repas distribués sur 7 sites de Beaugency. Pendant les vacances scolaires, elle continue de livrer les crèches et le centre de loisirs. Les week-ends elle livre la maison de la parole. Le personnel au nombre de 7 en 2014 a été réduit progressivement à 2 titulaires et 2 contractuels pour préparer les repas, cuire, refroidir, livrer les 7 sites, nettoyer les locaux, laver les plats ayant servis aux repas.
RESULTATS : les conditions de travail sont dégradées et les compétences des salariés sont niées. Pour les menus, là où il y avait concertation élus, parents d’élèves, élèves et personnels de la cuisine, il n’y a plus qu’un grouperestreint de responsables.
Le coût des repas risque d’augmenter comme partout où le privé remplace le public. Le but connu des entreprises privées est toujours de faire des bénéfices. Qui paiera la différence ? Que ce soit le budget Mairie ou les parents, l’argent vient toujours du porte-monnaie des contribuables. Privatiser n’offre aucune garantie d’amélioration. Le prestataire privé s’installera confortablement dans des locaux financés par les impôts des balgenciens.
Et puis après, à qui le tour ? La Mairie de Beaugency a entamé une démarche « d’optimisation » de ses ressources et c’est le personnel municipal qui est la variable d’ajustement. Alors quid des autres services qui pourraient être livrés eux aussi à un service prestataire privé. Encore une fois, pas ou peu de concertation sur ce projet, ni avec les agents, ni avec la population. Aucun appel d’offre n’a été rendu public, le Conseil municipal pas encore été informé officiellement.
Le projet a été présenté en Comité Social et Technique qui réunit les élus du personnel et la Mairie.
Seuls les 2 élus CGT ont voté contre la mise en place de ce projet dangereux pour les personnels et la population.
La CGT du territoire propose le maintien de la cuisine centrale dans le service public avec des moyens dignes d’un service qui doit être de qualité :
- Augmentation des effectifs permanents (au moins 10 salariés pour 500 repas jour)
- Titularisation des contractuels pour lutter contre la précarisation des emplois
- Un plan de formation pour le personnel
- Elargissement de la concertation concernant les menus
- Promotion des circuits courts pour aider les producteurs locaux et lutter contre le
réchauffement climatique